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Jeudi 6 novembre 2014 à 19h - Muriel Gallot pour "La Peur, nouvelles de la Grande Guerre" de Federico De Roberto

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Dans le cadre des Journées

du Livre Européen et Méditerranéen


Littérature Italienne et Grande Guerre


Jeudi 6 novembre 2014 à 19h

Rencontre avec

Muriel Gallot

autour de

LA PEUR, nouvelles de la Grande Guerre

de

Federico De Roberto

Editions Cambourakis

Lectures en italien et en français

par Gerardo Maffei, comédien et metteur en scène de théâtre

 

Deuxième rendez-vous de cette semaine consacrée à la littérature italienne de la Grande Guerre. Et c'est Muriel Gallot, traductrice de l'ouvrage et maître de conférences à l'université de Toulouse, qui mène les débats, en compagnie de Gerardo Maffei qui nous fera le grand plaisir de quelques lectures d'extraits du livre. La présentation commencera par l'écoute d'une célèbre chanson dialectale des Alpins "Il testamento del capitano", qui rythme et hante les deux textes de De Roberto.

En rassemblant au sein d'un même volume deux des nouvelles les plus marquantes de Federico De Roberto ayant trait à la guerre de 14-18, publiées en 1921 et 1923, les éditions Cambourakis entendent faire (re)découvrir l'un des volets les moins connus de son oeuvre au public francophone (De Roberto a publié en 1894 un roman post-risorgimental devenu célèbre, le formidable I Vicerè). Dans La Peur, Federico De Roberto évoque avec impassibilité la mort programmée de cinq soldats désignés successivement pour rejoindre un poste de guet, et décrit avec maestria le crescendo de la peur qui s'empare de ces soldats destinés à la mort tout en menant une réflexion intense sur la fascination du courage. Le voeu ultime, inédit en France, raconte dans une première partie - similaire à la première nouvelle de par le ton et l'ambiance - toute l'horreur de la guerre. L'auteur y dépeint l'esprit de camaraderie qui lie ces hommes voués au même destin, et dont l'acharnement à rendre à la terre le corps d'un capitaine tombé au combat rappelle l'obstination et la dignité d'une Antigone moderne, avant de changer de registre pour dénoncer avec humour et cynisme la vénalité des épouses plus intéressées par la pension de leur mari que par leur héroïsme.

La soirée s'achèvera sur un verre amical et nous vous attendons nombreux !