Blog de La Libreria

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Home Les Rencontres passées Rencontres 2017 Jeudi 6 avril 2017 à 19h - Amara Lakhous - L'affaire de la pucelle de la rue Ormea

Jeudi 6 avril 2017 à 19h - Amara Lakhous - L'affaire de la pucelle de la rue Ormea

Envoyer Imprimer PDF

Jeudi 6 avril 2017 à 19h


L'affaire de la pucelle de la rue Ormea

La zingarata della verginella di via Ormea

 

AMARA LAKHOUS

Editions Actes Sud - Edizioni E/O

Traduit par Elise Gruau

Amara Lakhous occupe une place singulière et importante dans le panorama littéraire italien : un écrivain italianissime venu d'Algérie, dont les romans, hauts en couleurs, oscillent avec bonheur entre comédie sociale et polar. Depuis son formidable "Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio" ("Scontro di civiltà per un ascensore a Piazza Vittorio" publié comme tous ces autres romans par les Editions E/O), beau succès inattendu en Italie en 2006, il ne cesse de brocarder dans des histoires ciselées les hypocrisies de tous bords.

Venez nombreux à cette rencontre qui se déroulera dans les deux langues et s'achèvera sur un verre amical.

Le mot de l'éditeur: alors que le journaliste Enzo Laganà savoure la perspective de vacances romantiques dans les cimes piémontaises, l’annonce du viol d’une adolescente de quinze ans par deux Roms enflamme la cité turinoise. Aussitôt, une haine anti-Roms s’exprime et se déchaîne sans complexe, attisée par une presse à charge. Missionné par sa direction pour couvrir l’événement, Enzo emploie tous les subterfuges dont il a l’art pour remonter à la source de l’affaire et en découvrir les ficelles. Au cours de son investigation, il croise la route d’une Rom blessée pour avoir arraché des flammes un enfant victime d’une opération punitive maquillée en retraite aux flambeaux.

Rumeurs insidieuses, jeux de miroirs et faux-semblants: Amara Lakhous confronte avec acuité nos sociétés occidentales à leur hypocrisie. Dès lors que la vie d'un être humain vaut moins que celle d'un chien, et que l'on condamne aveuglément le prétendu "voleur de poules" en laissant le libéralisme broyer en masse les petits épargnants, le romancier fourbit ses armes et nous pique au vif avec celle de l'humour.